La Grande Loi de la Paix, Kaianerekowa

Le besoin d'un système politique québécois où les autochtones se reconnaissent

La Grande Loi de la Paix est la plus ancienne constitution en Amérique du Nord. La Confédération haudenosaune a perduré à travers les siècles, grâce à un système de démocratie participative. Alors qu'en Europe, se vivait '' l'Âge des ténèbres'', avec les guerres de religions, le servage des paysans, la chasse aux sorcières, les famines et la peste, en Amérique, au sud des Grands -Lacs, sur les rives du Saint-Laurent et jusque sur la côte atlantique, les cinq Nations Iroquoises vivaient dans la paix et l'abondance. Le Grand Pacificateur avait incité les guerriers à enterrer leurs haches de guerre. Il a planté, au dessus, un Grand Arbre de la Paix et a établi un code de lois, appelé Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix. 

Au commencement, lorsque les humains ont émergé de la Création, tout existait déjà pour leur croissance. La Création n'attendait d'eux que la reconnaissance et le respect. Les premiers peuples apprirent comment survivre et à remercier la Mère-Terre pour ses fruits. Puis,il vint un temps où les humains cessèrent de suivre les instructions originales. Ils vivaient alors en guerre constamment, animés par la vengeance, dans l'injustice et les crimes. C'est alors que la Création donna naissance au Grand Pacificateur, porteur d'un message d'être juste et droit pour préparer un avenir meilleur pour les enfants des générations futures. 

Alors que les guerres rageaient depuis des générations, le Pacificateur et Hiawatha armés seulement de leur logique, de leur raisonnement et de leur message spirituel, marchèrent au milieu des conflits sans intervenir dans les combats, mais en faisant des cérémonies de 

condoléances pour les morts avec les guerriers épuisés. Ils convainquirent une par une les cinq nations iroquoiennes de faire la paix et de s'unir en la Confédération Haudenosaune, la confédération des peuples de la Maison longue. 

Le Pacificateur introduisit alors une nouvelle forme de gouvernance, la démocratie participative, et un système légal appelé la Grande Loi de la Paix. L'enseignement fondamental de la Grande Loi est que ''la Paix est la loi, et que la loi est pour la Paix ''. Sous la Grande Loi, cinquante mères de clan et cinquante chefs sont organisées en une gouvernance tripartite, avec l'exécutif, le législatif et le judiciaire ( les loups initient, les ours délibèrent et les tortues tranchent). La nation Onondaga devint la branche exécutive. La branche législative étaient formée par les Mohawk et les Sénéca comme le sénat US. Les Oneida et les Cayuga formaient l'équivalent de the House of representatives US. Les aspects judiciaires sont confiés aux mères de clan; les femmes ont, ainsi, le droit de veto sur les guerres et le pouvoir de nommer les chefs. 

Les femmes observent attentivement les enfants alors qu'ils grandissent. Les enfants qui sont égoïstes et qui intimident les plus faibles ne seront jamais choisis pour être chef. Ce sont les bons enfants, généreux et toujours aidant qui sont considérés pour les futures positions de dirigeants. L'honnêteté est la première exigence attendu d'un chef. 

Le Grand Conseil Iroquois a fourni le modèle aux colonisateurs américains. Dès 1754,Benjamin Franklin propose de former un gouvernement général peut être formé en Amérique, administré par un président général... et un Grand Conseil a être choisi par les représentants des peuples des plusieurs colonies...''( Franklin 1754). La principale différence réside dans le fait que le Conseil des femmes constitue la Court Suprême et la branche judiciaire du gouvernement. Sous la Grande Loi de la Paix, les femmes nomment les chefs et ont le pouvoir de mettre en accusation tout chef qui viole la Grande Loi de la Paix ou la dignité de la chefferie. 

Les hommes ne pouvaient aller en guerre si les femmes refusaient. Les femmes détenaient aussi en fiducie les titres de la terre et la propriété de leur demeure. Si les délégués à la Convention Constitutionnelle des États Unis d'Amérique avaient embrassé toutes les facettes de la Grande Loi de la Paix, alors il y aurait eu les Mères Fondatrices, avec les Pères Fondateurs. 

Une autre grande différence existe entre la grande loi de la paix et la constitution américaine. Le système politique des États-Unis est une forme de démocratie élective alors que la forme iroquoise est une démocratie participative.. Les citoyens iroquois doivent participé activement dans leur gouvernance. Leur système encourage l'implication directe des citoyens. 

En 1987, le Congrès américain a reconnu officiellement que le gouvernement des États-Unis était explicitement modelé sur la Confédération Iroquoise. Les ancêtres iroquois ont rencontré Benjamin Franklin, James Madison et Thomas Jefferson et les autres impliqués dans la rédaction de la Constitution. 

Pour leur exigence de hautes qualifications pour la chefferie, le pouvoir politique des femmes et un remarquable système de justice de la Grande Loi de la Paix peut inspirer les québécois à considérer les principes fondateurs de la Constitution du Québec. 

Pourquoi les pouvoirs des femmes garantis par la Grande Loi de la Paix sont-ils absent de la Constitution canadienne? 

Les femmes rencontrées nous expliquent que les femmes choisissent les dirigeants, car elles consacrent plus de temps à élever leurs enfants. Les femmes ont le droit de veto sur la guerre, car elles donnent naissance et maintiennent un respect du caractère sacré de la vie. Les mères chefs de clan ont expliqué que les guerriers et les chefs de guerre ont été interdits d'être des chefs civils. 

Les titres fonciers sont toujours transmis par les femmes car on sait toujours avec certitude qui est la mère. La structure sociale iroquoise est matrilinéaire. 

Le système parlementaire britannique n'a jamais été conçu pour représenter les minorités. Il est conçu pour de grands parties majoritaires avec des visions quasi identiques. Il est incapable de répondre aux besoins de communautés non-concentrés. 

Dans un sens, le Canada comme tel n'est qu'une création conventionnelle et non le fruit de peuples fondateurs. Les premières nations n'acceptent pas que les traités émanent du notre droit interne. Elles donnent en exemple que pour la signature des premiers traités, c'est le protocole autochtone qui était suivi. Ces traités, qui ont été fait dans le cadre de la procédure autochtone ont donc une importance primordiale, même de sacré, car émanant d'un échange de volonté. 

Jamais ces derniers, tout en reconnaissant que les rois européens étaient les rois des sujets européens, n'ont renoncé à leur souveraineté pour se blottir sous la tutelle du souverain d'Angleterre. Les traités initiaux avaient comme intention première de renforcer l'entraide et l'échange entre partenaire et favoriser le dialogue.

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